A la recherche de la Sittelle de l’Altay, par Laurent Vallotton et Lionel Maumary

Mardi 23 octobre 2018

Cette petite expédition a été organisée pour vérifier des allégations quant à la présence de Sittelles de Chine dans l’Altay russe, une espèce qu’on ne rencontre ordinairement qu’à près de 2000 km de là.

Erreur d’identification? Nouvelle espèce? La tentation était grande de se rendre sur place pour tenter d’y voir plus clair. Et de visiter une partie de la Mongolie toute proche.

  • Photos: à gauche, Sittelle torchepot sibérienne et à droite Calliope sibérienne, Laurent Vallotton
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Conférences du COL

Toutes nos conférences se déroulent à 20h30 au Collège de Saint-Roch à Lausanne.

Rue Saint-Roch 7 - Entrée nord, 2e étage, section garçon, salle n° 9

Les chauves-souris du col de Jaman, par Lionel Maumary et Laurent Vallotton

Mardi 13 novembre 2018

Depuis plus de 50 ans, le col préalpin de Jaman sur Montreux VD est connu comme un site stratégique pour la capture et le baguage d'oiseaux et de chauves-souris en été et en automne. Situé dans les premiers contreforts des Alpes, ce col constitue un débouché naturel pour une partie des migrateurs qui sont canalisés par la vallée de la Gruyère, orientée dans l'axe migratoire préférentiel de la majorité des oiseaux en automne. Dès 1991, grâce à l'installation d'un dispositif permanent de hauts filets, des études plus approfondies du comportement des oiseaux aux abords des Alpes ont été initiées, s'inscrivant dans le cadre des recherches sur la migration à travers l'arc alpin effectuées
depuis les années 1950, notamment au col de Bretolet VS 1923 m. Le col de Jaman s'est également avéré très intéressant pour l'étude des chauves-souris.

De 1991 à 2016, 4132 chauves-souris de 19 espèces ont été capturées au col de Jaman (tabl. 1), dont deux nouvelles pour le canton de Vaud : le Vespère de Savi Hypsugo savii en 1991 et 2003, et la Grande Noctule Nyctalus lasiopterus en 2006, 2007 et 2015. La présence d'une troisième nouvelle espèce vaudoise, le Molosse de Cestoni Tadarida teniotis, a été établie par plusieurs contacts acoustiques, portant à 20 le nombre d'espèces de chiroptères à Jaman. Ces 3 dernières espèces n'avaient jamais été signalées ailleurs dans le canton jusqu'alors.

  • Photos: A gauche Oreillards bruns, à droite, la Grande Noctule, Lionel Maumary
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Extrême-orient russe : Oussouri et Sakahline, par Denis et Raphaël Jordan et Lionel Maumary

Mardi 15 janvier 2019

Notre voyage en Extrême-Orient russe - baptisé « bout du monde » par Tchekov lors de son séjour en 1890, commence dans la région d’Oussouri, avec sa faune encore très riche et très variée. Après une première découverte du littoral et de la baie de Pierre le Grand à Vladivostok nous nous dirigeons vers la frontière chinoise, notre objectif pour les prochains jours est le plus grand lac de l’Asie du Nord, le lac Khanka. Le lac est un parfait endroit pour l’observation de nombre d’espèces d’oiseaux d’eau douce – plusieurs espèces d’oies, de canards, hérons, grues, marouettes, sternes, rousserolles et passereaux.

Nous quittons le lac Khanka pour nous attaquer à la recherche du Kétoupa de Blakinston. L’Âge glaciaire a contourné l’actuel territoire du Primorié en Russie, ce qui a permis aux animaux et plantes caractéristiques des régions plus chaudes de la planète de survivre dans le climat relativement frais de l’Extrême-Orient russe. C’est le territoire non seulement des Tigres mais aussi des Ours du Tibet ou du Goral à longue queue.Nous nous rendrons ensuite sur l’île de Sakhaline. C’est ici que l’expression « hors des sentiers battus » prend tout son sens. Nous allons nous aventurer dans les régions très rarement visitées. Quand Anton Tchekov part pour Sakhaline, il donne comme raison principale sa mania sakhalinosa – aujourd’hui encore l’île attire par son histoire et son aura mystérieuse.

Après la découverte du sud de l’île nous continuons vers le nord. Ici nous allons explorer les lagons où la nature est la reine. L’eau est plus chaude que celle de la mer et attire ainsi nombre d’animaux et d’oiseaux. La baie Tchaïvo sera pour nous le point stratégique pour observer des limicoles, et notamment le Chevalier tacheté, l’un des limicoles les plus rares du monde et endémique de la région de Sakhaline.

Cette conférence relatera deux voyages différents, le premier effectué en 2017 par Denis et Raphaël Jordan et Jacques Cloutier, le second en 2018 avec Birdline Tours
guidé par Lionel Maumary.